Vous ne les soupçonneriez pas. Voici cinq titres moteurs de l’industrie automobile

 

  • L’industrie automobile évolue à grande vitesse grâce aux diverses innovations technologiques et à une sensibilisation croissante aux problématiques environnementales. Constructeurs et fournisseurs traditionnels en sont déstabilisés.

  • Ce phénomène impose aux investisseurs de revoir leur définition  d’une entreprise du secteur automobile.

  • Les experts de Framlington Equities constatent de nombreux changements dans l’écosystème automobile, notamment les véhicules électriques, les voitures autonomes et la mobilité partagée.

 

Comment fonctionne l’industrie automobile ?
Un véhicule est en moyenne composé de 30 000 pièces [Toyota]. Sa construction repose sur la contribution de nombreux acteurs, qui peuvent être classés en trois catégories principales :

Fabricant d’équipement d’origine (FEO) : il s’agit des grands constructeurs traditionnels, tels quel Toyota ou General Motors, qui conçoivent, assemblent et vendent de nouveaux véhicules.

Équipementiers de rang 1 : ce sont les entreprises qui fournissent aux FEO des systèmes (tels que des systèmes antiblocage des roues ou des systèmes électroniques d’habitacle), afin qu’ils les intègrent à leurs véhicules. Parmi eux, on retrouve Valeo ou Continental par exemple.

Équipementiers de rang 2 : il s’agit d’entreprises spécialisées fournissant des composants, tels que des semiconducteurs ou des capteurs, aux équipementiers de rang 1 afin qu’ils les intègrent à leurs systèmes.

 

Aptiv

Aptiv est un équipementier de rang 1 qui conçoit des systèmes électroniques et intelligents pour les véhicules, notamment des systèmes avancés d’assistance à la conduite (ADAS) qui visent à rendre la conduite plus sûre. L’entreprise est devenue indépendante en décembre 2017, suite à sa scission avec Delphi Automotive. Aptiv est axée sur les technologies de conduite autonome et intelligente, tandis que Delphi Technologies (anciennement Delphi Automotive) concentre ses efforts sur les activités traditionnelles de l’entreprise : les technologies diesel et de combustion interne, qui sont sur le déclin.

Tom Riley, gérant chez AXA Investment Managers, estime que : « Aptiv et ses clients constatent les exigences croissantes des autorités de régulation à l’égard des fonctions de conduite assistée, au nom de la sécurité». Amanda O’Toole, responsable de la recherche CleanTech, explique quant à elle que « les constructeurs traditionnels perdent des parts de marché au profit des véhicules hybrides et entièrement électriques (VE). Ainsi, la gamme de produits d’Aptiv se révèle être une alternative intéressante pour les constructeurs souhaitant remplacer les systèmes historiquement utilisés dans les véhicules diesel et essence. »

 

Infineon

Un échelon plus loin dans la chaîne d’approvisionnement, Infineon est un équipementier de rang 2 qui produit des semiconducteurs de « puissance » – c’est-à-dire des interrupteurs qui contrôlent le courant au sein de systèmes complexes. Tom Riley précise que « Infineon est le leader du marché des systèmes de conduite autonome et d’automatisation d’usine, et il conserve une exposition relativement “pure” au thème de l’automatisation – il tire la majeure partie de son chiffre d’affaires d’applications automobiles et industrielles. »*

* 61 % du chiffre d’affaires d’Infineon au deuxième trimestre 2018 provient de ses systèmes de contrôle de l’énergie pour les secteurs automobile ou industriel. L’entreprise est no 1 sur le marché des systèmes électriques et no 2 sur le marché des systèmes automobiles. Sources : Infineon Q2 2018 Investors Relations update, IHS Markit Technology Group août 2018 et Strategy Analytics avril 2018.

 

Panasonic

Panasonic a progressivement réorienté ses activités. Connu pour ses produits d’électronique grand public, ce fabricant est devenu en l’espace de quelques années l’un des principaux fournisseurs mondiaux de batteries de pointe pour les constructeurs de véhicules hybrides et électriques rechargeables.

La société s’est associée avec Tesla pour créer sa  Gigafactory à 5 milliards de dollars US et fournit des batteries pour les modèles S, 3, et X de Tesla. Panasonic a également annoncé récemment une collaboration avec Toyota pour développer de nouvelles batteries prismatiques, plus petites et légères que les batteries prismatiques des véhicules électriques.

« La longue histoire de Panasonic dans l’électronique grand public et ses récentes collaborations avec des constructeurs de véhicules électriques permettent à ce fabricant de développer des systèmes avancés d’assistance à la conduite tout en contribuant au développement du marché de l’info-divertissement automobile. » ajoute Amanda O’Toole.

Twilio

L’avènement de « l’économie collaborative » a également remis en cause le modèle traditionnel du véhicule individuel, notamment chez les jeunes générations et les populations urbaines qui n’ont pas les moyens de posséder leur propre véhicule. Les applications proposant de partager une course ou une voiture ont gagné en popularité grâce à leurs versions mobiles pratiques, mais elles nécessitent des investissements considérables en matière de technologie.

Jeremy Gleeson, gérant chez AXA IM déclare : « Certes, investir dans les entreprises du secteur de l’économie collaborative par le biais des marchés financiers est à l’heure actuelle très limité car peu d’entre elles sont cotées. Pour autant, il existe de nombreuses façons pour les investisseurs de s’exposer à ce nouveau modèle d’activité qu’adoptent les entreprises pour atteindre leurs clients. »

Twilio est une société parmi tant d’autres qui permettent aux entreprises numériques d’exercer leurs activités. Elle fournit des systèmes de communication hébergés sur le cloud à des applications de partage de course, comme Uber, afin de mettre en relation leurs chauffeurs avec des clients qui souhaitent se déplacer.

 

Alphabet

Jeremy Gleeson a également étudié les entreprises technologiques ayant pignon sur rue, celles qui jouent un rôle de premier plan dans le développement des véhicules autonomes, à l’instar de Waymo, la filiale d’Alphabet (maison-mère de Google) spécialisée dans la conduite autonome. Depuis 2009, la flotte de véhicules autonomes de Waymo a parcouru plus de 5 millions de miles (soit environ 8 millions de kilomètres), la plupart sur des voies urbaines complexes aux États-Unis, sans compter les 2,7 milliards de miles (soit près de 4,3 milliards de kilomètres) de conduite simulée au cours de l’année 2017 seulement. À chaque mile parcouru, l’entreprise collecte plus de données et acquiert plus d’expérience afin d’apprendre et d’améliorer la conduite.

« Certes, il est peu probable que les voitures autonomes fassent partie intégrante de notre quotidien dans les prochaines années. Toutefois, les informations collectées par Alphabet sont une mine d’or pour mieux comprendre comment ces technologies fonctionnent dans le monde réel, tout en étudiant les réactions des consommateurs à leur égard. »

L’entreprise travaille également de concert avec des FEO tels que Fiat Chrysler afin de concevoir des véhicules, et a annoncé en mars 2018 qu’elle collaborerait avec Jaguar Land Rover pour monter une flotte de 20 000 voitures électriques dans le cadre d’un test pour un service de partage de course aux États-Unis.

 

Quelles sont les perspectives de l’industrie automobile ?

L’avenir des véhicules autonomes s’annonce prometteur. Cependant, il est difficile de prévoir quand ces véhicules entièrement autonomes seront déployés. Selon Tom Riley : « De nombreux obstacles empêchent leur adoption généralisée, notamment la crédibilité de ces systèmes intelligents et la confiance que les consommateurs leur accordent. »

Il estime que ces technologies seront progressivement intégrées dans les véhicules afin de rendre la conduite plus sûre : « Le potentiel pour des véhicules plus sûrs offre un véritable soutien au développement de l’univers automobile : outre la marque et la couleur, la sécurité est un critère de sélection clé pour les consommateurs qui achètent un nouveau véhicule ; les organes de régulation et de consommateurs tels que le Euro NCAP** mettent de plus en plus l’accent sur les systèmes ADAS pour que les véhicules figurent en haut des classements de sécurité ; enfin, les constructeurs automobiles eux-mêmes souhaitent doter leurs clients de véhicules plus sûrs. »

** Euro NCAP a créé le système de notation de sécurité à 5 étoiles pour aider les consommateurs, leurs familles et les sociétés à comparer plus aisément les véhicules.

 

Ce qu’il faut également savoir sur l’industrie automobile
 

L’industrie automobile intègre de plus en plus la technologie, aussi bien en termes d’automatisation industrielle lorsqu’il s’agit de rendre les procédés de fabrication plus efficaces, qu’en ce qui concerne la complexité technologique des systèmes du véhicule.

Au niveau de la production, les coûts des composants technologiques représentent une part relativement faible du coût total du produit, les métaux bruts constituant le principal poste de dépense.

Compte tenu des possibles conséquences désastreuses d’une défaillance technologique d’un véhicule, les constructeurs ont tendance à opter pour les meilleures technologies proposées par leurs fournisseurs.

Au vu de cette demande pour des technologies de pointe, les nouveaux concurrents peinent à rivaliser avec les leaders, d’autant plus que ces derniers ont su tisser des liens étroits avec les autres acteurs du secteur. En effet, les fournisseurs signent des contrats courant sur plusieurs années afin de garantir que les systèmes restent opérationnels tout au long de la durée moyenne d’utilisation des véhicules (soit une période de développement de 3 ans et un cycle de production de 5 ans). Cette approche de long terme donne également aux investisseurs une visibilité sur les éventuelles marges et les flux de revenus futurs.

 

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