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Vues d’allocations d'actifs : Avril 2020 – COVID-19 : Nous avons réduit notre exposition aux actifs risqués car les risques à court terme sont élevés

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Nos principales convictions :

  • Réduction de notre exposition en actions à court terme - Le ralentissement lié aux virus au cours du premier et deuxième trimestre fait entrer l'économie mondiale en récession. Les bénéfices devraient chuter fortement.  L’impact du virus aux Etats-Unis dans les prochains jours et semaines est à suivre de près et demeure un risque sur notre scenario de reprise économique.
  • Durée neutre sur les obligations - l'arsenal monétaire est un soutien évident pour les obligations, mais une relance budgétaire sans précédent et, à terme, une offre sans précédent devraient maintenir les rendements obligataires dans une large fourchette.
  • Constructif sur les actifs à risque à moyen terme - Les mesures de relance monétaire et budgétaire devraient être suffisantes. La croissance devrait commencer à rebondir modérément au quatrième trimestre et plus fortement au premier trimestre de l'année prochaine, ce qui équivaut à une reprise en forme de U.

Notre positionnement :

  • Négatif sur les actions à court terme
  • Neutre en duration en ce qui concerne notre exposition obligataire
  • Position acheteuse d’options d’achat d’actions couvertes en delta pour protéger les portefeuilles lorsque cela est possible

Nos vues 

La correction des marchés initiée fin février a pris des proportions qui n’avaient plus été vues depuis 2008 à mesure qu’il devenait clair qu’une pandémie de COVID 19 était inévitable. Nous anticipons que la volatilité devrait rester très élevée à court terme. Nous sommes vigilants quant à l’évolution de la courbe de nouveaux cas d’infections en Europe et aux Etats-Unis, son éventuelle accélération ou décélération sera le métronome de nos vues d’allocation court terme. L’implémentation de nouvelles mesures de confinement tels que celles qui ont été implémentées en Chine se généralisent en Europe. Nous surveillons aussi de très près l’évolution du virus aux États-Unis où près de 30 millions de personnes n’ont aucune couverture. Nous sommes donc extrêmement vigilants face à ce flux de nouvelles potentiellement négatives.

Alors que ces mesures de confinement ne pourront pas mettre un terme immédiat à l’épidémie, elles permettront de ralentir son évolution et de soulager les systèmes de santé. Elles auront comme corolaire un effet économique significatif et devraient provoquer une récession profonde dans les économies développées, avec une contraction forte au T1 et au T2. Cependant, la croissance devrait rebondir modérément au T3 et de manière nettement plus marquée au T4, offrant ainsi un scénario de croissance en « U ». Ce scénario est conditionné à l’absence de contagion significative sur le crédit qui pourrait provoquer des défauts et impliquer une récession plus longue et plus sévère.  

En effet, des tensions importante sur la liquidité ont vu le jour, liées notamment à la crainte que cette entrée en récession des économies développées ne détériore notablement la qualité de crédit des entreprises et ne provoque des défauts. Ces craintes ont eu un effet de contagion sur les spreads de crédit, ainsi que sur le marché interbancaire, durcissant ainsi les conditions financières et aggravant à court terme les perspectives économiques.

Dans ce contexte, nous avons sensiblement réduit le risque global de notre gestion « Total Return » et renforcé nos stratégies d’atténuation du risque pour faire face aux turbulences de marché, avec une réduction de l'exposition aux actions grâce aux produits dérivés (options et Futures). De même, nous avons réduit l’exposition dans nos fonds benchmarkés pour passer sous-pondéré sur les actions.

Cependant, à moyen/long terme, nous restons constructifs et maintenons notre scénario d'une reprise du secteur manufacturier d’ici la fin de l’année. En effet, face au risque de récession et aux tensions sur la liquidité, les banques centrales ont commencé à mettre en œuvre un arsenal monétaire pour réduire la pression. Ainsi la Fed a-t-elle surpris positivement en ramenant ses taux à zéro et en réinstituant son programme d’achat d’actifs via l’achat illimité d’obligations et la remise en place de son Commercial Paper Funding Facility afin de permettre aux entreprises d’avoir accès à des financements court terme. De même, la BCE a relancé un programme d’assouplissement quantitatif massif via l’achat programmé de 750 milliards d’euros d’obligations gouvernementales et d’entreprises d’ici la fin de l’année. En parallèle, le volet fiscal de la réponse à la crise se prépare activement, les différents Etats annonçant des mesures de soutien importantes, notamment l’Allemagne qui va mettre en place un package fiscal de 156 milliards d’euros (4,5% du PIB) et s’engage à fournir 500 milliards d’euros de crédit pour soutenir les entreprises en difficulté. De même, les Etats-Unis préparent un plan gigantesque de plus de 2000 milliards de dollars (contre 700 milliards pour le TARP en 2008) pour soutenir le revenu des ménages et éviter les faillites d’entreprises et ainsi amortir le choc sur l'activité.

En conclusion, nous reconnaissons que le risque à court terme a très sensiblement augmenté et avons réduit en conséquence notre exposition aux actifs risqués pour préserver le capital.  Pour sortir de cette crise, il nous faut trois conditions selon nous :

  1. Fort soutien des banques centrales : condition présente avec possibilité d’augmenter le soutien
  2. Fort soutien des gouvernements : condition présente avec possibilité d’augmenter le soutien afin d’éviter une contagion qui aboutirait à une crise profonde sur le crédit
  3. Inflexion de la progression du virus : condition non présente mais bonne probabilité de l’obtenir dans les semaines qui viennent avec un doute sur l’évolution aux Etats-Unis lié aux hésitations des autorités.

Volatilité à des niveaux jamais vus depuis la grande crise financière

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