Multi Asset

Stratégies Optimal Income : Des vents contraires qui préoccupent

  • Perspectives actions restant favorables dans la mesure où les risques sont bien identifiés
  • Prises de bénéfices sur des positions tactiques en actions
  • Introduction d’une stratégie d’atténuation des risques

L’actualité

L’activité économique a fortement diminué en Chine, tandis que les inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance aux États-Unis ont refait surface. Les pressions inflationnistes demeurent élevées et les banques centrales ont commencé à ajuster leur communication. La Fed a laissé entendre qu’elle commencerait à réduire ses achats d’actifs en novembre, tandis que la BCE a réduit les siens dans le cadre du PEPP. Ces évolutions ont été mal accueillies par les marchés financiers.

Aux États-Unis, le nombre de nouveaux cas de Covid est resté élevé. Cette situation explique en partie la baisse de confiance des ménages, la stabilisation de l’activité économique et le faible rebond de l’offre de main-d’oeuvre. Au vu du léger tassement observé en août, l’inflation semble avoir plafonné en juillet et le redressement du marché de l’emploi s’est poursuivi.

Dans la zone euro, la situation sur le plan sanitaire a continué de s’améliorer. L’inflation a progressé de 3,4 % en glissement annuel, principalement en raison des problèmes persistants que connaissent les chaînes d’approvisionnement. La BCE reste toutefois convaincue que ces pressions inflationnistes sont transitoires et que les mesures de soutien ne doivent pas être levées prématurément.

En Chine, l’activité s’est considérablement affaiblie. La chute d’Evergrande et ses répercussions sur le secteur de l’immobilier présentent des risques majeurs pour l’activité. À ce stade, ni le gouvernement ni la banque centrale n’ont encore annoncé de mesures de soutien.
Historiquement, le mois de septembre est souvent difficile pour les marchés actions et cette année ne déroge pas à la règle, les investisseurs s’inquiètent du ralentissement de la croissance économique. Les actions américaines (S&P 500 en devise locale) ont cédé 4,8 %, leur plus forte baisse mensuelle depuis le mouvement de correction provoqué par la pandémie en mars 2020. L’Euro stoxx 50 s’est quant à lui replié de 3,5 %. Le marché obligataire souverain a également souffert suite aux annonces conjointes des principales Banques Centrales. Le taux 10 ans US a sensiblement monté pour atteindre +1,49% (+18 bps).

Positionnement et performance :

Durant le mois, nous avons décidé de réduire progressivement le risque de nos portefeuilles et d’introduire une stratégie de couverture pour faire face aux risques identifiés depuis cet été.

Nous avons commencé par réduire le bêta de nos portefeuilles en procédant à une prise de bénéfices sur une position tactique en relatif portant sur les secteurs cycliques européens (position longue sur matériaux, énergie et finance de l’UE / position courte sur actions de l’UE). La croissance mondiale semble avoir atteint son pic au T2, les coups de pouce budgétaires s’atténuant progressivement et l’effet de la réouverture des économies étant largement pris en compte.

Nous avons introduit une stratégie d’atténuation des risques par le biais d’options sur l’Eurostoxx 50 afin de réduire l’exposition aux actions en cas de repli des marchés. Cette stratégie vise en effet à réduire l’exposition aux actions de notre stratégie GOI & OI d’environ 15 % si un mouvement de correction intervient sur les marchés.

Les rendements obligataires ont tardé à intégrer la reprise cette année par rapport aux autres classes d’actifs, principalement en raison de la réticence des investisseurs à envisager un cycle de relèvement significatif des taux de la Fed. L’aspect transitoire de l’inflation pourrait s’avérer plus long que prévu car les goulots d’étranglement prennent davantage de temps à être résolu. De plus, nous observons une augmentation des bas salaires aux US. Par conséquent nous maintenons notre position courte en duration.

Nos stratégies ont enregistré une performance négative au cours du mois. Du côté des positif, le mouvement des taux a soutenu la contribution de notre duration courte. Du côté négatif, les actions en général, et en particulier les valeur TI et industrielles, ont constitué les principaux freins à la performance.

Perspectives

Les actions mondiales sont retombées des sommets atteints durant la pause estivale. Les marchés sont préoccupés par un certain nombre de risques potentiels, et en particulier par i) la crise du secteur de l’immobilier chinois, ii) le ralentissement de la croissance américaine, iii) la diminution du soutien des pouvoirs publics et iv) la hausse du prix de l’énergie, v) les pénuries et frictions sur la chaîne d’approvisionnement mondiale. Dans les faits, une certaine prudence est déjà à l’œuvre depuis quelques mois, comme en témoigne la surperformance des valeurs défensives par rapport aux secteurs cycliques.

Tout d’abord, en ce qui concerne la Chine, certains experts ont avancé que les récents bouleversements survenus sur le marché de l’immobilier et la cessation de paiement imminente d’Evergrande pourraient constituer un « Lehman Brothers à la chinoise ». Nous ne sommes pas de cet avis. Certes, en insistant sur la thématique de la « prospérité commune », les autorités chinoises montrent que depuis le début de l’année, elles sont prêtes à accepter que certaines entreprises traversent des difficultés à court terme en échange de réels progrès structurels à moyen terme. Les prochaines semaines pourraient donc rester volatiles, même si nous pensons le cas Evergrande sera géré avec la plus grande prudence par le gouvernement, afin de limiter tout effet de contagion.

Deuxièmement, en ce qui concerne l’activité économique, malgré l’essouflement des statistiques aux États-Unis, la croissance devrait rester supérieure à la tendance après début 2022. Toutefois, la situation au niveau des chaînes d’approvisionnement pourrait prendre plus de temps à s’améliorer dans la mesure où les goulets d’étranglement observés dans le secteur du fret et des semi-conducteurs risquent de ne pas être résorbés avant fin 2022, tandis que la hausse des prix de l’énergie pourrait peser sur la production au cours des prochains mois. Notre scénario central prévoit une période d’activité plus faible, suivie d’une croissance plus vigoureuse lorsque les contraintes en matière d’offre s’atténueront.

Troisièmement, les mesures de soutien vont devenir moins incitatives. Il est vrai que la Fed devrait commencer à réduire son programme d’achat d’actifs plus tard dans l’année. Toutefois, les politiques des banques centrales devraient rester axées sur la croissance, avec des conditions monétaires toujours très souples.

En conséquence, nous restons optimistes quant aux perspectives des actions, même si nous reconnaissons que les risques sont plus équilibrés qu’auparavant. Nous prévoyons donc de poursuivre dans notre volonté de réduire progressivement les risques au cours des prochaines semaines.

Avertissement

Investir sur les marchés présente des risques de perte en capital.

Ce document est exclusivement conçu à des fins d’information et ne constitue ni une recherche en investissement ni une analyse financière concernant les transactions sur instruments financiers conformément à la Directive MIF 2 (2014/65/UE) ni ne constitue, de la part d’AXA Investment Managers ou de ses affiliés une offre d’acheter ou vendre des investissements, produits ou services et ne doit pas être considérée comme une sollicitation, un conseil en investissement ou un conseil juridique ou fiscal, une recommandation de stratégie d’investissement ou une recommandation personnalisée d’acheter ou de vendre des titres financiers. Ce document a été établi sur la base d'informations, projections, estimations, anticipations et hypothèses qui comportent une part de jugement subjectif. Ses analyses et ses conclusions sont l’expression d’une opinion indépendante, formée à partir des informations disponibles à une date donnée.

Toutes les données de ce document ont été établies sur la base d’informations rendues publiques par les fournisseurs officiels de statistiques économiques et de marché. AXA Investment Managers décline toute responsabilité quant à la prise d’une décision sur la base ou sur la foi de ce document. L’ensemble des graphiques du présent document, sauf mention contraire, a été établi à la date de publication de ce document. Du fait de sa simplification, ce document peut être partiel et les informations qu’il présente peuvent être subjectives.

Par ailleurs, de par la nature subjective des opinions et analyses présentées, ces données, projections, scénarii, perspectives, hypothèses et/ou opinions ne seront pas nécessairement utilisés ou suivis par les équipes de gestion de portefeuille d’AXA Investment Managers ou ses affiliés qui pourront agir selon leurs propres opinions. Toute reproduction et diffusion, même partielles de ce document sont strictement interdites, sauf autorisation préalable expresse d’AXA Investment Managers.

AXA Investment Managers Paris – Tour Majunga – La Défense 9 – 6, place de la Pyramide – 92800 Puteaux. Société de gestion de portefeuille titulaire de l’agrément AMF N° GP 92-008 en date du 7 avril 1992 S.A au capital de 1 384 380 euros immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le numéro 353 534 506.