Fixed income

Opportunités obligataires : Se positionner en vue d’un regain de volatilité sur les marchés de la dette

Les marchés obligataires ont fait belle figure récemment, à la faveur d’une baisse des rendements, qui ont chuté à des niveaux proches de leurs planchers historiques – voire à des plus bas record – en juillet.Nous pensons néanmoins que les marchés peuvent encore prendre de la hauteur, malgré l’incertitude qui règne actuellement.

Compte tenu de la forte probabilité de voir de nouveaux épisodes  de volatilité sur les marchés, l’agilité sera bien entendu le maître-mot. Nous sommes cela dit convaincus que les marchés de la dette souveraine et du crédit peuvent offrir des performances ajustés aux risques attrayantes.

Les obligations n’ont pas échappé à la pression qu’ont subie les marchés mondiaux ces derniers mois face au coronavirus. Toutefois, depuis le plus bas atteint en mars, dans un contexte d’incertitude persistante quant à la pandémie, de nombreux segments du marché de la dette ont signé un beau parcours.

Ainsi, l’indice JP Morgan Global Government Bond affiche un rendement de 7,6% depuis le début de l’année, tandis que l’indice Merrill Lynch Global High Yield a gagné 2,1% en dollars.1

Une politique monétaire et des fondamentaux favorables

Pour autant, de nombreux facteurs devraient selon nous contribuer à préserver l’attrait des obligations, compte tenu notamment des mesures de relance sans précédent que les banques centrales continuent de déployer.

Les achats d’actifs soutiennent la liquidité des marchés et dopent les cours. Non seulement les banques centrales devraient poursuivre leurs programmes d’assouplissement quantitatif un moment encore, mais elles pourraient même accroître leur soutien en cas de regain de volatilité.

En outre, les spreads se sont resserrés dernièrement, ce qui signifie que l’écart de rendement entre les emprunts d’État et les obligations d’entreprises, plus risquées, s’est contracté.

Du fait du rebond, les obligations se sont naturellement renchéries, mais les investisseurs restent néanmoins à même de prendre pied sur le marché, ou d’étoffer leurs portefeuilles obligataires, à des niveaux de valorisations attractives. Actuellement, nous entrevoyons des opportunités dans les emprunts d’Etat à duration élevée, certains crédits des marchés développés et émergents, ainsi que dans les swaps sur le risque de défaut (CDS), qui peuvent s’avérer utiles pour augmenter ou réduire l’exposition des portefeuilles au haut rendement lors des périodes de volatilité.

Des obstacles à la reprise

Bien que les marchés actions soient loin de leur plus bas de mars, les indices américains Nasdaq et S&P 500 ayant atteint des sommets record en septembre, les mois à venir restent très incertains.

Les cas de coronavirus continuent d’augmenter dans certaines régions du monde, notamment aux États-Unis, et l’inquiétude gagne quant à la possibilité d’une deuxième vague, qui aurait d’énormes conséquences sur l’ampleur et la forme de la reprise économique mondiale – ainsi que sur son intensité dans les différents pays.

Nous pensons d’autre part que la reprise sera très différente de celle intervenue après la crise financière de 2008/2009. En effet, contrairement à 2008, la crise que nous traversons actuellement est due à des facteurs exogènes, et non à des valorisations fondamentalement erronées.

Compte tenu des niveaux de liquidité et du soutien des banques centrales, on peut raisonnablement penser que le rebond sera plus rapide cette fois-ci. Toutefois, comme la crise est d’une nature différente de toutes celles que nous avons connues auparavant, il est impossible de prévoir avec certitude comment la reprise se déroulera.

Par ailleurs, outre la pandémie, de nombreux obstacles pourraient compromettre le rebond, y compris les élections présidentielles américaines en novembre, ainsi que les tensions persistantes entre la première économie du monde et la Chine.

Explorer les opportunités offertes par le marché

Selon nous, la meilleure stratégie pour les investisseurs obligataires consiste à adopter une double approche, à la fois structurelle et tactique, combinant une vision à long et à court terme.

Si les obligations peuvent paraître chères à court terme, il convient de se rappeler que la classe d’actifs dans son ensemble présente une faible corrélation avec les autres actifs à risque, tels que les actions, et résiste souvent mieux lors des périodes de volatilité. Si les obligations investment grade sont plus fortement corrélées avec les actions, elles affichent actuellement des spreads attrayants, de sorte qu’il n'est pas inintéressant de les intégrer à un portefeuille obligataire diversifié.

Une diversification entre différents actifs obligataires s’avère particulièrement pertinente dans un tel contexte de marché, de manière à ne pas mettre tous ses œufs dans un même panier en misant sur une reprise à un moment donné. En outre, les investisseurs qui recourent à des stratégies obligataires à la fois pour préserver leur capital et s’assurer des rendements doivent nécessairement diversifier leurs portefeuilles.

Nous continuons de privilégier une stratégie barbell, dans le cadre de laquelle nous détenons une proportion sensiblement égale d’obligations défensives et plus agressives. Les actifs défensifs consistent généralement en emprunts d’État des pays développés et en obligations indexées sur l’inflation, tandis que nos positions plus risquées, constituées dans une optique plus agressive, se composent d’obligations à haut rendement et émergentes, qui affichent dans certains cas des valorisations attrayantes.

Force est de constater que les rendements obligataires actuels ne sont pas à la hauteur de leur potentiel. C'est particulièrement vrai pour les emprunts d’État, valeurs refuge traditionnelles, qui, malgré un sentiment baissier et des taux extrêmement bas, voient leurs rendements enchaîner les plus bas historiques. Lorsque la demande sera durablement supérieure à l’offre, les obligations devraient de nouveau offrir des rendements satisfaisants à moyen terme.

Un soutien structurel

Certains investisseurs sont en outre convaincus que les banques centrales s’apprêtent à « piloter » la courbe des taux en achetant la quantité d’obligations que le marché souhaite émettre au prix qu’il a fixé, ce qui alimente également le rebond actuel. Jusqu’à présent, à deux exceptions près, les banques centrales se sont abstenues de recourir à cette tactique, mais leurs vastes programmes d’achats d’actifs produisent le même effet, en ce qu’ils contribuent à maintenir les coûts d’emprunt à des niveaux bas.

Si la situation économique globale semble bel et bien s’améliorer au niveau mondial, nous anticipons un regain de volatilité, malgré le maintien d’une liquidité relativement élevée. Dans ce contexte, une approche à long terme est vitale. Notre stratégie d’investissement active, fondée sur nos convictions, est conçue pour faire face aux aléas à court terme plutôt que d’anticiper de manière agressive l’évolution des marchés. Malgré des perspectives macroéconomiques ternes, de solides facteurs techniques – en particulier les politiques des banques centrales – devraient continuer de soutenir les cours et de générer des opportunités pour les investisseurs obligataires actifs.

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