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Stratégies Optimal Income : L'herbe semble toujours plus verte

L’actualité

Aux États-Unis, la crise sanitaire semble se stabiliser, bien qu’à un niveau très important (45 000 nouveaux cas par jour). Malgré un léger recul, les demandes d’allocations chômage restent élevées, avec 881 000 nouvelles inscriptions au cours de la dernière semaine d’août. Les ventes au détail ont aussi fortement progressé mais l’effet rattrapage devrait s’estomper car la confiance des ménages chute depuis mi-juillet. Tous les yeux seront maintenant tournés vers la prochaine élection présidentielle dont la lutte promet d’être acharnée.

En Europe, la situation sanitaire devient préoccupante. Le nombre de nouveaux cas continue d'accélérer et fait craindre un ralentissement de la reprise économique. Selon une enquête de la Commission européenne, les entreprises des secteurs de l’industrie et des services sont de moins nombreuses à signaler une détérioration de leur activité. Parallèlement, plusieurs pays européens préparent des programmes d’emploi et de relance afin d’éviter une aggravation du chômage. Au Royaume-Uni, les négociations concernant le Brexit ne progressent guère, voire pas du tout, tandis que l’échéance se rapproche.

En Chine, la reprise économique se poursuit même si elle s'est un peu essoufflée. Si l’augmentation de la demande étrangère entraîne une hausse des exportations, la consommation intérieure reste plutôt déprimée. Quant au Japon, la démission du Premier ministre Shinzo Abe pour raisons de santé ne devrait pas entraîner de changement notable des politiques économique et monétaire.

L’indice S&P 500 a progressé de 7 % aux États-Unis, tandis que l’indice européen Eurostoxx 50 s’est redressé de 4,6 %.

Positionnement et performance :

Les marchés actions ont poursuivi leur progression durant l’été et la volatilité a diminué, la plupart des indicateurs macroéconomiques réservant des surprises à la hausse. Déjouant les craintes initiales, les résultats du deuxième trimestre ont reculé de -33 %, ce qui correspond à un écart positif record par rapport aux prévisions du consensus. De nombreuses entreprises se sont montrées plus confiantes qu’il y a quelques mois et ont révisé leurs prévisions à la hausse pour le reste de l’année.

Plusieurs éléments incitent à l’optimisme : politique (tant monétaire que budgétaire) très favorable, retour de l’appétit pour le risque, positionnement pas encore excessif, liquidité record et dollar faible. Nous sommes toutefois attentifs au fait que certains marchés atteignent des records en étant essentiellement tirés à la hausse par une poignée de titres. Le Congrès américain n’est pas parvenu à adopter un plan de relance 4.0 avant la pause estivale, alors que la confiance des consommateurs donne des signes de faiblesse. Le décret présidentiel et un taux d’épargne record devraient toutefois amortir le choc de la « falaise budgétaire ». Dans l’ensemble, nous maintenons notre surpondération des actions, des matières premières, du crédit et des points morts d’inflation, tout en intégrant une position de 3 % sur les bons du Trésor américain en vue d’atténuer la volatilité du portefeuille. Nous sommes prêts à renforcer cette position si les rendements américains devaient atteindre un niveau plus attrayant.

Le fonds est resté sur la trajectoire positive initiée en mai. Notre stratégie Global Optimal Income est de retour dans le 2e quartile à court terme (YTD) et dans le 1er quartile à long terme (5 ans et depuis le lancement en 2013). La performance positive du mois s’explique principalement par l’exposition directe aux actions.

Perspectives :

Les marchés restent tiraillés entre les soutiens fondamentaux (surprises macroéconomiques positives, optimisme sur la mise au point d’un vaccin, relance monétaire et budgétaire massive) et les préoccupations à court terme (récente recrudescence du virus, « falaise budgétaire » américaine, récession des bénéfices, élections américaines et regain des tensions avec la Chine). Pour l’instant l’optimisme prime et les marchés devraient encore progresser grâce aux mesures de relance. L’accord conclu entre les dirigeants de l’Union européenne (UE) sur le fonds de relance de 750 milliards d’euros et le budget de 1 070 milliards d’euros sur sept ans ne modifiera pas les conditions cycliques en soi. Toutefois, il renforce l’architecture institutionnelle de l’UE et constitue une étape importante vers plus de robustesse et d’équilibré entre les politiques budgétaires et monétaires au sein de la zone euro. De fait, l’aspect le plus important de cet accord pour les marchés n’est pas tant son impact macroéconomique que la transformation du budget de l’UE en un véritable outil de relance, doté d’une capacité d’emprunt. Le tabou de la mutualisation de la dette est enfin brisé, ce qui constitue un point d’inflexion.

Le débat au Congrès américain concernant le prochain projet de loi de relance budgétaire est désormais au centre de l’attention. Les mauvaises nouvelles sur le front des négociations risquent de décevoir les marchés dans les semaines à venir, les chances de voir un plan de relance d’au moins 1 000 milliards de dollars (les Démocrates proposent 3 500 milliards) adopté dans les prochains jours s’éloignent. Néanmoins, nous maintenons un biais cyclique au sein de nos portefeuilles et une attitude confiante sur les actions – marchés cycliques européens et émergents – sur le point mort d’inflation et sur les matières premières.

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