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Stratégies Optimal Income : Prise de bénéfices avant l’été

L’actualité

Les chiffres trimestriels publiés au mois de juillet ont confirmé l’avertissement lancé en avril, puisque le PIB s’est contracté, aux États-Unis et dans la zone euro, respectivement de 32,9 % et 12,1 %.

Aux États-Unis, la Fed a maintenu une politique monétaire accommodante, en prolongeant jusqu’à la fin de l’année les facilités de prêt qui devaient initialement expirer en septembre. L’augmentation des demandes d’allocations chômage a été compensée par une saison des bénéfices robuste, ce qui a tempéré les craintes concernant la reprise économique en cours. La relance budgétaire reste cependant au centre des préoccupations, alors que la persistance des affrontements politiques a empêché tout progrès sur le projet de loi pour la phase 4. Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 et de nouveaux décès reste élevé aux États-Unis, ce qui renforce les craintes concernant la propagation de la pandémie et l’éventualité d’un reconfinement.

Au sein de la zone euro, l’épidémie demeure contenue pour le moment, plusieurs pays ayant introduit des mesures de distanciation plus strictes afin de limiter la circulation du virus. Les deux semaines de confinement décrétées en Catalogne ont fait craindre l’arrivée d’une deuxième vague, avant que la confiance dans la reprise économique se redresse sous l’effet d’un assouplissement rassurant des restrictions.

L’indice S&P 500 a progressé de 5,5 % aux États-Unis, tandis que l’indice européen Euro Stoxx 50 a chuté de 1,5 % dans le sillage de bénéfices désastreux.

Positionnement et performance 

Le débat au Congrès américain concernant le prochain projet de loi de relance budgétaire monopolise désormais l’attention. De mauvaises nouvelles sur le front des négociations risquent de décevoir les marchés dans les deux semaines à venir. En effet, des négociations prolongées sont susceptibles de repousser l’adoption du projet de loi au-delà de l’expiration des allocations chômage renforcées, prévue à la fin du mois de juillet. Notre opinion sur les actions reste toutefois inchangée, car la nouvelle législation devrait compenser toute période de baisse des prestations par des paiements rétroactifs. Toutefois, cela devrait créer de la volatilité à court terme. Parallèlement, les tensions restent relativement élevées entre la Chine et les États-Unis, le département d’État américain ayant ordonné la fermeture du consulat de Chine à Houston « pour protéger la propriété intellectuelle américaine et les informations confidentielles des Américains ». Cet épisode est le dernier en date d’une longue série après le commerce, les réseaux 5G, les conflits territoriaux et la responsabilité de la pandémie.

Le faible volume de trading du mois d’août pourrait amplifier l’impact de ces événements. Nous préférons donc réduire le risque de nos portefeuilles, tout en conservant une attitude confiante.

C’est pourquoi nous avons décidé de prendre des bénéfices sur une partie de notre exposition aux actions émergentes, réduisant ainsi nos positions de 2,5 % sur Global Optimal Income et Optimal Income, et 1,5 % sur Defensive Optimal Income. Nous avons également commencé à prendre nos profits en soldant une partie de notre exposition au crédit investment grade, ce qui a augmenté les liquidités et notre exposition au marché monétaire.

Les fonds ont affiché une performance positive sur la période : +3,23 % sur 1 mois pour Global Optimal Income et +8,97 % sur 3 mois. Cette très bonne performance mensuelle a été portée par notre exposition aux actions et plus particulièrement les actions des secteurs des biens de consommation de base, de la santé et des valeurs technologiques.

Defensive Optimal income, qui a une exposition aux actions moins marquée, a lui aussi terminé le mois en territoire positif à +2,06 % et +3,87 % sur 3 mois. Cette performance mensuelle s’explique principalement par notre exposition aux obligations investment grade et high yield due au resserrement des spreads.

Perspectives

Les marchés restent tiraillés entre les soutiens fondamentaux (surprises macroéconomiques positives, optimisme sur la mise au point d’un vaccin, relance monétaire et budgétaire massive) et les préoccupations à court terme (récente recrudescence du virus aux États-Unis, « falaise budgétaire » américaine, récession des bénéfices, élections américaines et regain des tensions avec la Chine), les premiers ayant tendance à prendre le dessus. Parmi ces facteurs, la relance budgétaire mondiale tourne à plein régime. L’accord conclu entre les dirigeants de l’Union européenne (UE) sur le fonds de relance de 750 milliards d’euros et le budget de 1 070 milliards d’euros sur sept ans ne modifiera pas les conditions cycliques en soi. Toutefois, il renforce l’architecture institutionnelle de l’UE et constitue une étape importante vers un policy-mix plus robuste et plus équilibré entre les politiques budgétaires et monétaires au sein de la zone euro. De fait, l’aspect le plus important de cet accord pour les marchés n’est pas tant son impact macroéconomique que la transformation du budget de l’UE en un véritable outil de relance, doté d’une capacité d’emprunt. Ainsi, le tabou de la mutualisation de la dette est enfin brisé.

Le débat au Congrès américain concernant le prochain projet de loi de relance budgétaire est désormais au centre de l’attention. Si de mauvaises nouvelles sur le front des négociations risquent de décevoir les marchés dans les deux semaines à venir, un plan de relance d’au moins 1 000 milliards de dollars (les Démocrates proposent 3 500 milliards) pourrait être adopté dans la quinzaine. Dans ce contexte, nous maintenons un biais cyclique au sein de nos portefeuilles et une attitude confiante sur les actions – marchés cycliques européens et émergents –, sur le point mort d’inflation et sur les matières premières.

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