Quel rapport entre la Coupe du monde de rugby 2019, la diversification et la volatilité ?

Le rugby est un sport qui récompense les vainqueurs de tournois de grande envergure. La Coupe du monde de rugby 2019, dont le coup d’envoi a été donné le 20 septembre au Japon, est organisée en Asie pour la première fois de son histoire. La Nouvelle-Zélande, championne en titre, est donnée largement favorite pour décrocher à nouveau ce prestigieux trophée qu’elle a déjà remporté en 1987, 2011 et 2015.

Seul le temps nous dira s’ils célébreront une quatrième victoire cette année. Avec un total de 20 équipes en lice, beaucoup d’autres nations pourraient l’emporter, notamment l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Irlande et l’Afrique du Sud que de nombreux pronostiqueurs voient aller loin dans le tournoi.

Faire face à la volatilité

Ce scenario n’a toutefois rien de sur car une équipe ne peut pas gagner chaque match et chaque tournoi ; il en va de même pour les investissements. En effet, les classes d’actifs n’évoluent pas toutes dans le même sens la même année.

Comme illustré dans le tableau, les emprunts d’État européens ont été la classe d’actifs la plus performante en 2018. L’année précédente, il s’agissait des actions américaines, et en 2016, les obligations mondiales à haut rendements se sont nettement démarquées sur la période.[1]

Une équipe de rugby qui gagne doit être composée de joueurs dont les points forts et les caractéristiques sont différents mais complémentaires une fois réunis et vont ainsi dépasser la somme de leurs individualités.

Les investissements fonctionnent de la même manière. Il est opportun de rester suffisamment diversifié sur différentes zones géographiques et classes d’actifs (actions, obligations, immobilier et liquidités). Lorsque les investisseurs adoptent une approche multi-actifs diversifiée, ils réduisent potentiellement leur exposition à la volatilité des marchés et ne dépendent pas seulement d’une catégorie d’actifs.

Un marché aléatoire

Après une année 2018 difficile, la volatilité a été plutôt faible jusqu’à présent. Notre indice propriétaire de mesure du risque – qui suit l’évolution des paramètres basés sur la volatilité et la corrélation - nous indique que les marchés entrent dans une phase d’aversion au risque.

Vers la fin de l’année 2018, les investisseurs ont été exposés à une forte volatilité. L’indice est monté à 25, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis la crise financière des subprimes. Toutefois, tout au long de l’année 2019, le niveau de notre indice est resté comparativement bas.

Au début de l’année 2019, il se situait aux alentours de 20, mais était retombé à 8,6 à fin mai. Fin septembre, il se rapprochait de 12 lorsque les attaques de drones ont visé deux sites stratégiques de production de pétrole en Arabie saoudite.[2]

Depuis le début de l'année, les actions mondiales affichent une progression de 23 % (indice MSCI All World NR), et les obligations d’Etat internationales (indice JPMorgan Global Government Bond) ont progressé de près de 10 %[3] sur cette période.

Toutefois, les marchés seront mis à l’épreuve prochainement ; le ralentissement de la croissance mondiale, la guerre commerciale que se livrent actuellement les États-Unis et la Chine ainsi que les incertitudes géopolitiques liées au Brexit pèsent sur le moral des investisseurs.

Aussi, la Réserve fédérale américaine a de nouveau baissé ses taux d’intérêt en septembre après une précédente réduction au mois d’avril ; cette décision intervient alors que l’institution n’avait pas assoupli sa politique monétaire depuis la crise financière des subprimes. De plus, la Banque Centrale Européenne a également relancé son propre programme d’assouplissement monétaire afin de soutenir la croissance.

Une stratégie gagnante ?

Malgré la relative stabilité des marchés, il ne serait pas prudent de considérer l’environnement actuel de performances positives comme acquis car la volatilité pourrait ressurgir. Or, la meilleure façon de faire face à la volatilité, c’est de s’y préparer en conservant un portefeuille bien diversifié.

Même s’il n’y aura qu’un vainqueur lors de la Coupe du monde de rugby, d’autres équipes pourraient briller alors que les favoris pourraient réaliser une contre-performance.

C’est la même chose en matière d’investissement ; il est bon de garder à l’esprit qu’un placement spécifique qui a été performant pendant plusieurs années peut ne pas poursuivre indéfiniment sur sa lancée. Pour le rugby comme pour les investissements, la diversification pourrait bien être la stratégie gagnante.

Source des graphiques : Datastream, Bloomberg, AXA IM Basés sur les indices de référence des classes d’actifs sur une base mensuelle : indice Euro Stoxx NR, indice S&P 500 Composite TR, indice MSCI World TR, indice ICE BofA ML Global Corporate TR, indice ICE BofA ML Global HY TR, indice JPM EMBI Global TR, indice Thomson Reuters Global Convertibles Focus Hedged € TR, indice S&P GSCI Light Energy TR, indice MSCI Emerging EUR TR, indice FTSE EMU Government Bond Index all maturities TR). Toutes les données sont exprimées en devises locales.

[1] Source : Datastream, Bloomberg, AXA IM

[1] Source : AXA IM, au 19 septembre 2019

[1] Source : FactSet, données au 20 septembre 2019 (€)

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