Ouvrir la voie avec l'intégration des facteurs ESG et du Big Data

Les stratégies d’investissement de Rosenberg Equities sont fondées sur un ensemble de convictions qui peuvent contribuer selon nous à de meilleures performances  pour nos clients :

…les bénéfices futurs et les fondamentaux déterminent la performance des actions
  …des facteurs sont liés aux fondamentaux
    …les données ESG peuvent renforcer les analyses fondamentales
      …une attention constante aux détails améliore les performances d’investissement
         …le recours innovant à la technologie profite aux clients

Peu de gestionnaires d’actifs placent les principes ESG au cœur de leur philosophie d’investissement.  Notre engagement sur ce sujet est tel que nous avons intégré la dimension ESG à l’ensemble de nos stratégies, soit environ 22 milliards de dollars d’actifs, et nous envisageons de fournir un reporting sur les PIP ESG1 pour tous nos portefeuilles.  Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un engagement clair envers une forme plus durable d’investissement en actions qui nous positionne à l’avant-garde du secteur.  

Le chemin vers l’intégration

Rosenberg Equities a une longue expérience de gestion de portefeuilles socialement responsables pour le compte de ses clients et gère des stratégies d’investissement responsable (IR) depuis les années 1990. Initialement, le processus consistait à répondre aux besoins des clients par le désinvestissement des entreprises impliquées dans des activités controversées ou faisant l’objet de filtrages négatifs reposant sur des normes. 

Au cours des dernières années, l’investissement responsable a suscité une attention croissante de la part des investisseurs du monde entier, reconnaissant que les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) d’une entreprise peuvent affecter la performance d’un portefeuille, non seulement en termes de risques, mais peuvent également avoir des conséquences favorables à long terme sur les rendements. En effet, notre propre analyse sur la corrélation entre une solide gouvernance et la rentabilité des capitaux propres (ROE) d’une entreprise semble étayer l’argument économique d’une intégration plus large de la dimension ESG plutôt que d’appliquer une politique fondée sur l’exclusion, comme le montrent les graphiques 1 et 2.

Par conséquent, en 2014, Rosenberg Equities a choisi d’intégrer la dimension ESG au sein d’un portefeuille géré dans le cadre de notre stratégie Sustainable Equity, en prenant en compte les facteurs ESG des entreprises plutôt que de se contenter d’appliquer une politique de désinvestissement.

Prise en compte de la dimension ESG 

La base de données IR d’AXA IM est très développée et permet d’intégrer relativement facilement les critères ESG à nos modèles d’investissement quantitatifs.  Les données ESG deviennent simplement un nouvel élément d’information à inclure au processus d’investissement et à prendre en compte lors de la construction des portefeuilles.  Les techniques d’optimisation permettent de constituer un portefeuille qui respecte les caractéristiques risque/rendement recherchées tout en améliorant le profil ESG global.  Notre approche permet également de cibler des objectifs d’impact spécifiques, par exemple un seuil explicite d’exposition au carbone, ou des critères de gouvernance tels que le pourcentage de femmes au sein des conseils d’administration des entreprises. Nous prenons en compte les facteurs ESG de diverses manières dans le cadre de nos stratégies :

  • Nous sommes convaincus que la gestion des ressources en eau et en énergie va profondément affecter notre avenir économique et écologique. Par conséquent, nous cherchons à réduire l’empreinte carbone et la consommation d’eau de nos portefeuilles par rapport à l’indice de référence.
  • Par ailleurs, les entreprises affichant une solide gouvernance présentent selon nous une qualité supérieure des bénéfices. Ainsi, nous visons à atteindre un niveau de gouvernance supérieur à l’indice de référence au sein de nos portefeuilles.
  • Enfin, nous visons un meilleur profil ESG global par rapport à l’indice de référence. Notre modèle privilégiera naturellement les entreprises présentant des notations ESG supérieures. 

Gestion des controverses

Nous préférons généralement envisager activement la dimension ESG en privilégiant les entreprises affichant des notations ESG élevées, toutes choses étant égales par ailleurs, et en évitant les autres. Toutefois, le cas échéant, nous nous désengagerons totalement d’un certain nombre de secteurs spécifiques :

  • Fabricants de tabac : Les entreprises figurant dans la rubrique tabac au sein de la classification sectorielle GICS (Global Industry Classification Standard) font l’objet d’un désinvestissement, car nous sommes persuadés que le risque réglementaire et le risque de rentabilité sont sous-valorisés.
  • Armes controversées : Entreprises impliquées dans la fabrication des mines anti-personnel, bombes à fragmentation. Comprend également les armes chimiques et biochimiques et les armes nucléaires.
  • Charbon : Exclut les entreprises qui génèrent plus de 50% de leur chiffre d’affaires grâce au secteur du charbon.
  • Huile de palme :  Exclut les entreprises qui ne respectent pas les normes de production responsable et durable d’huile de palme (RSPO).

Enfin, nous sommes vigilants dans la sélection des titres les plus sujets à controverse, qui présentent selon nous un risque pour les activités futures en raison de pratiques déplorables. Nous commençons par la liste des activités controversées de « Catégorie 5 » établie par Sustainalytics, un des leaders de l’analyse et des notations ESG et de la gouvernance d’entreprise, mais prenons en compte également d’autres titres signalés par notre équipe d’investissement en vue d’un examen ciblé.  Les titres relevant de cette catégorie sont examinés par notre comité interne chargé des activités controversées et, à moins de preuves concluantes attestant que les questions controversées vont être étudiées dans un avenir proche, et/ou à moins que la société ne soit actuellement ciblée par nos initiatives d’engagement globales, les entreprises sont supprimées des portefeuilles.  

Prochaines étapes

Les mesures indiquées ci-dessus reflètent la manière dont nous avons pris en compte les critères ESG dans notre processus d’investissement.  Toutefois, les données ayant trait à l’ESG vont continuer de changer et d’évoluer, si bien que nous explorons d’autres séries de données afin de mesurer les pratiques des entreprises sur les principes ESG.  

A titre d’exemple, les autres types de données que nous envisageons sont tirées directement des rapports financiers.  Nous examinons la terminologie ESG utilisée dans les rapports annuels des entreprises à l’aide d’une technique de traitement du langage naturel (TLN). Les résultats ont révélé le quartile moyen et inférieur/supérieur du nombre de mots pour chaque secteur de l’Indice S&P 500.  A partir de ces données, nous avons constaté les faits suivants :

  • La quasi-totalité des secteurs a connu une hausse substantielle des discussions dans le domaine ESG
  • Les références à la dimension ESG du secteur de l’énergie et des industries de base restent (étonnamment) faibles

Notre modélisation du TLN en est encore relativement à ses débuts et un travail complémentaire est nécessaire avant la mise en œuvre au sein du processus d’investissement, mais associées à notre analyse traditionnelle, nous sommes convaincus que les données ESG :

  • Sont économiques par nature
  • Sont mal représentées dans les informations traditionnelles en matière d’investissement (ex : états financiers)
  • Ne sont pas habituellement exigées par les instances de réglementation ou normalisées
  • Evoluent lentement… pour la majeure partie
  • Présentent un horizon à long terme… pour la majeure partie

Nous sommes convaincus que les données ESG sont complémentaires aux informations fondamentales traditionnelles. La prise en compte des facteurs ESG n’est rien d’autre que l’étude des informations extra-financières dans l’évaluation de l’attractivité d’un actif.  A l’aide d’un processus d’investissement quantitatif, nous sommes en mesure de procéder à cette prise en compte régulière et méthodique pour une large gamme d’actifs.

1 PIP : principaux indicateurs de performance